Ce matin, La Libre Belgique titre sur la réforme hospitalière belge comme si on annonçait la fin du monde en blouse blanche. 39 sites menacés, 18 rien qu’en Wallonie. Marche-en-Famenne, Saint-Vith, Herstal, Chimay, Nivelles… la liste fait mal à lire.

Respirons.

Ce que l’article décrit, c’est le rapport d’experts mandaté par le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke — des recommandations, pas encore une loi. Entre le rêve éveillé d’un ministre qui cherche à faire des économies et la réalité du terrain, il y a un espace. Cet espace, c’est précisément là que travaillent les fédérations comme UNESSA.

Notre rôle n’est pas de défendre des murs à tout prix. Certains murs sont devenus inutiles — faute de personnel, faute de moyens, faute de masse critique pour garantir la qualité. On peut le dire clairement : concentrer les soins complexes, ça sauve des vies. La littérature scientifique est sans appel là-dessus.

Mais fermer un site sans garantir qu’un Wallon de Chimay ou de Saint-Vith peut atteindre une urgence en moins de 30 minutes — ça, c’est une ligne rouge. L’accessibilité géographique, financière, linguistique : ce ne sont pas des options de confort. Ce sont des conditions sine qua non.

Ces conditions constituent dès lors notre boussole non négociable.

Le débat ne fait que commencer. UNESSA sera à la table pour que la réforme soit ce qu’elle doit être : ambitieuse ET juste.

Retour en haut de page