Fidèle à l’élan des origines, l’asbl Le Trusquin – entreprise de formation par le travail, poursuit son aventure depuis trois décennies : former, accompagner et favoriser l’insertion socioprofessionnelle de personnes en quête d’une nouvelle dynamique d’emploi. Son leitmotiv : rester en phase avec l’évolution des besoins du marché du travail, tout en étant un levier d’émancipation pour un public fragilisé.

En mars 1996, à Marche-en-Famenne, l’institution voit le jour dans le nouveau paysage législatif du secteur de la formation et de l’insertion professionnelle en Wallonie. Sous quelle impulsion ? Le projet émerge de l’initiative de l’équipe éducative d’un foyer d’hébergement pour jeunes – Li Mohon, basé à Lignières, qui a l’ambition de prolonger l’accompagnement des bénéficiaires au-delà de leur départ du foyer (lié à leur majorité) : leur offrir un cheminement positif vers l’autonomie, à travers l’acquisition de compétences professionnelles structurantes et valorisantes…

Un immeuble à rénover est acheté en vue d’être transformé en logements sociaux… Une nouvelle structure se crée, l’asbl Le Trusquin, en tant qu’opérateur de formations ; son premier secteur d’activité est la rénovation de bâtiments. Dès 1997, Le Trusquin est agréé comme entreprise de formation par le travail, bénéficiant dès lors de subventions de la Région wallonne. Rapidement, il s’ouvre à tous les demandeurs d’emploi et élargit son panel de formations.

Maintenir ouvertes les portes du marché du travail

De deux formateurs, l’équipe compte actuellement 16 équivalents temps-plein pour l’encadrement d’une soixantaine de stagiaires. Le focus est mis sur des métiers qui engagent : ouvrier en éco-construction, ouvrier environnementaliste, chauffeur-livreur.

Le 27 mars prochain, à l’occasion de son anniversaire, Le Trusquin organisera une journée festive de réseautage avec des tables-rondes, des conférences, des moments de partage. 

Les enjeux auxquels doit faire face le secteur de l’insertion socioprofessionnelle sont de taille, dans un contexte pour le moins paradoxal… Une des priorités du gouvernement wallon est de rebooster le taux d’emploi, mais simultanément les orientations actuelles et les hypothèses de réforme font craindre un affaiblissement du soutien aux organismes qui promeuvent une remise au travail des personnes très éloignées de la vie active, telles que les centres d’insertion socioprofessionnelle.

Défis brulants sur fond d’horizon gris

Les mesures portées par le ministre Jeholet suscitent de l’incompréhension ; le secteur de l’insertion socioprofessionnelle se trouve confronté à des réglementations prises sans réelle concertation préalable et ayant des impacts directs sur les filières et les centres eux-mêmes (coupes budgétaires, suppression de l'agrément des filières présentant un taux d'insertion à l'emploi « nul »…). Dans ce contexte incertain, la solidarité et la mobilisation continuent. UNESSA poursuit ses démarches pour défendre les missions, l’expertise et les valeurs du secteur, et trouver des pistes pour atténuer les impacts négatifs. Car demain, ces opérateurs, Le Trusquin comme ses pairs, veulent continuer d’écrire leur histoire avec la même passion.

Découvrir le reportage de TVLux

Retour en haut de page