C'est en toute autonomie que le patient doit consentir aux soins, ou les refuser. Pour cela, il doit être clairement informé sur son état, et n’être soumis à aucune pression, ni de la part de sa famille, ni de la part des soignants. Aucune autre détermination, comme par exemple des difficultés financières, ne peut l’influencer.
Une fois qu’il a pris position par lui-même, sans que rien ne l’incline en un sens ou en un autre, sa décision doit donc être entendue comme autonome : « voilà ce que lui, par lui-même, il veut ! ». Mais suffit-il de vouloir ainsi, ou plus précisément de revendiquer son propre vouloir pour se persuader de décider en toute autonomie et pour exiger des autres qu’ils nous respectent dans cette liberté-là ?
Par J.-M. Longneaux
Table des matières
Au fond
- Pour en finir avec l'autonomie du patient ?, par L. Ravez
- Autonomes ensemble mais pas tout seul, par B. Vercruyse
- De l'autonomie comme principe d'exclusion, par O. Philippart de Foy
- L'autonomie du patient : une bataille pas définitivement gagnée !, par R. Guibe
- En route vers l'autonomie. En hommage à Ph. Béague, par M. Christophe
- Lorsque l'autonomie du patient nous déloge de nos repères habituels, par D. Jacquemin
- Démence, autonomie décisionnelle et autonomie du Soi, par B. N. Schumacher, P.-Y. Meyer
- La planification anticipée des soins pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et la question de l'autonomie, par S. Carbonnelle, N. Rigaux
- De la protection de l'incapacité ... à la capacité protégée, par Fr.-J. Warlet
Recensions
- Desmet Marc, Grommen Ria, L'autonomie en question. Approches psychologiques et spirituelles
- Moreau N., Larose-Hébert (Dir. de), La souffrance à l'épreuve de la pensée