De quoi le « patient partenaire » est-il le nom ? Cette expression semble évocatrice et inspirante. Elle est de plus en plus utilisée dans le monde des soins, mais chacun semble lui prêter des significations à ce point différentes qu’on ne sait plus vraiment ce qu’elle recouvre.
Au départ, ce concept, d’origine canadienne, vise les patients chroniques qui, de par leur situation, sont amenés à vivre sur le long cours leur pathologie. Il convient dès lors de les aider à prendre en charge leurs soins quotidiens, autant que faire se peut. De ce point de vue, ils deviennent des partenaires des soignants. À moins que ce soit l’inverse ? Ne seraient-ce pas les soignants qui deviennent leurs partenaires ? C’est précisément là, sur cette ambiguïté, que règne la confusion. Trois interprétations sont possibles, qui révèlent des enjeux subtils.
Par J.-M. Longneaux
Table des matières
Au fond
- Partenariat patient : fondements et questions éthiques, par Dan Lecocq, H. Lefebvre, A. Néron, W. Hesbeen
- On ne naît pas patient, on le devient ou on en revient, par J-Ph. Pierron
- Patient-partenaire et éducation du patient : enjeux, modèles et pratiques, par M. Morsa, M.-M. Leurquin, Ch. Denis
- Empowerment individuel et collectif, par S. Lanoy, B. Torrekens, M. Delchambre, A. Delisse, A. Kockartz, C. Serano
- Consentement du patient : quels enjeux éthiques, par D. Jacquemin
- Décryptages en discussion, par Guy Durant
Recension
- Fr. Daune, P. Ben Soussan (sous la dir. de), Corps en souffrance, psychismes en présence (cancer & psy(s)), Paris, Erès, 2017